Je rêve de voir débarquer Will Murai chez les Mad’.
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Archive for the 'Inspirations' Category
À la vue d’une photo de Jeanloup Sieff, j’ai toujours envie de toucher.
Presque huit ans que cet oeil amoureux nous a quitté. À la tienne Jeanloup.
Dans sa série de Détails, Roman Opalka lutte contre le temps et la mort, court à la recherche du temps perdu.
En 1965, Opalka commence son projet qui sera celui de sa vie. Il entreprend de peindre la suite des nombres de 1 à l’infini, au rythme de toiles de format identique (196 x 135 cm), qui sont donc les détails de son œuvre.
Le premier Détail, représente les nombres de 1 à 35 327 peints en blanc à l’aide d’un pinceau n° 0 sur un fond noir. L’écriture part du coin en haut à gauche et s’effectue de gauche à droite, dans le sens occidental. Le second détail commence donc à 35 328.
En 1972, Opalka va plus loin. À chaque nouveau détail, il ajoute 1% de blanc au noir de la couleur de fond. Il décide de se mettre également en scène. Il photographie son visage devant la toile en cours, en gardant toujours le même cadrage, éclairage, film. Il enregistre également ses séances de travail où il récite en polonais les nombres qu’il inscrit au fur et à mesure.
La série des nombres tend donc inévitablement à se perdre dans l’infini d’un monochrome de blanc sur blanc. À moins que le temps ne rattrape Opalka.
” Je compte, j’écris de manière continue, je peints à l’infini sur des toiles de même dimension. Les chiffres sont toujours peints à la peinture blanche avec un pinceau sur des fonds unis, partant du noir et devenant à chaque toile de plus en plus clair ; se dirigeant vers le blanc, vers l’invisibilité absolue, qui durera si elle est atteinte, jusqu’à la fin de ma vie “. Roman Opalka.
Quelques liens pour aller plus loin ici, ou là et là.
Et si vous avez l’occasion de vous trouvez sur le chemin d’une de ses expositions, foncez !
On termine la semaine avec un illustrateur que je viens de découvrir, grâce à Nid-de-Poule (que je remercie au passage) : Emmanuel Malin. Ça m’a beaucoup plu et j’espère qu’il en sera de même pour vous.
Bon week-end à tous.
Vous vous énervez pas beaucoup sur le Contest Fluo Kids. Ne soyez pas trop braqués par le côté 80’s. On peut faire des trucs qui flashent et qui ont la classe (parce que le revival 80’s… comment dire… ça me fout la gerbe, et là je suis gentille). Comme Oliver Hibert.
Et il a des potes dans ses liens… je vous dis que ça !
J’aime beaucoup Nick Dewar. Les amateurs de dadaïsme et surréalisme seront comblés.
Prenez le temps de jeter un coup d’oeil à la section “How to Do”, où Nick Dewar explique ses différentes étapes de création.









































